NOTIZIE PRINCIPALI
Quelques années plus tard, avec ce premier album fœtal, et ses airs de ne pas y toucher, Liskou nous ouvre ses portes blindées, nous en remet les clés pour mieux nous faire visiter la beauté cachée de son jardin, cette cour miraculeuse où il fait cohabiter si naturellement la rose et l’orchidée, la raison et la tentation de la chute.
Liskou ne ment pas, il n’est pas l’homme idéal, il s’ennuie, est pétri de raison, se fout des saisons, rejette le scenario quand il est joli, et préfère nous emmener dans sa barque qui prend l’eau, pousser les grilles cadenassées de ses souterrains, pour mieux nous exhumer ses souvenirs aux tranchants si bien aiguisés.
Le premier opus de Liskou est à son image, romantique et désabusé. Entre dérision et désespoir, il nous invite dans un voyage incertain et envoûtant, où les corps se retournent avant l’amour, et où les lèvres se frôlent et se brûlent avant de se toucher.
Liskou ne ment pas, il n’est pas l’homme idéal. Juste un homme, qui ouvre des portes, qui ressemblent tellement aux nôtres.
